Vœu de Antoine CASINI – Pour la réussite de tous les collégiens calvadosiens, contribuons à un taux d’équipement en ordinateur de 100 % !

Cher Président, Mes chers collègues, Tout d’abord, je souhaite renouveler mes remerciements sincères à toutes celles et ceux qui de près comme de loin ont participé à l’élaboration de ce nouveau schéma départemental de l’enfance. Je salue tout particulièrement le travail de deux femmes, Madame Elise Ablain, Directrice adjointe à la Direction de l’Enfance et de la Famille et Madame Maëva Carval, chargée de mission, éducatrice spécialisée. Beaucoup d’idées innovantes, pertinentes organisées en 3 axes principaux d’actions. Je soulignerais 3 d’entre elles qui ont retenu toute mon approbation et qui ont pour dessein de renforcer les dispositifs permettant d’éviter le recours au placement. La première bonne idée, c’est la conduite d’une étude sur l’opportunité de développer la mesure unique dans le cadre des accompagnements éducatifs en milieu ouvert. En d’autres termes, c’est l’adaptabilité de la mesure aux évolutions des besoins de l’enfant et de sa famille et ce, sans générer de changement de service et de professionnels accompagnateurs. Ce qui a pour but, demain, de mettre un terme aux délais d’attente pour bénéficier de certaines mesures telle qu’une CAMPS dont le délai d’attente est de 18 mois. C’est sûr, il n’existe encore pas mal d’inconnues mais engager d’ores et déjà une étude sur son opportunité et sa faisabilité est une note d’espoir. La seconde bonne idée, c’est l’expérimentation d’un dispositif type SAMU-Enfance à destination des familles qui ne bénéficient pas d’une mesure éducative et pour répondre à l’urgence d’une situation vécue par un enfant, un jeune, un parent afin de désamorcer une crise. La troisième bonne idée, est la création d’une plateforme de répit pour les parents de nourrissons et de prévention du risque de syndrome du bébé secoué. Je me félicite de ces grandes avancées en matière de prévention. Vraiment. Néanmoins, permettez-moi d’émettre dans un premier temps, un regret et dans un second temps une remarque qui je l’espère sera constructive. Mon regret n’est pas des moindres, est que ce nouveau schéma départemental de l’enfance ne voit le jour qu’à l’aube de l’année 2021 alors même que les précédents schémas celui de l’enfance famille et de la protection maternelle et infantile avaient respectivement été votés en 2008 et 2011 et prorogés jusqu’à ce jour. Il aura fallu attendre près de 7 ans pour amorcer une nouvelle dynamique, (pour se caler aux évolutions sociétales). Ma remarque quant à elle porte sur un objectif essentiel de ce schéma, celui de garantir l’accueil de chaque enfant. Dès le mois de février dernier, nous vous interpellions sur l’impérieuse nécessité de créer de nouvelles places d’accueil pour répondre à la saturation du dispositif d’accueil qui tend à devenir structurelle. Pour ce faire, le nouveau schéma table sur : – la création de 40 places d’accueil en établissement dont 35 ne verront le jour qu’en 2023. – la création de 50 places en PEAD (placement éducatif à domicile), en réalité dans le même temps, 25 places d’accroissement temporaire dont 15 en PEAD sont supprimées. Ce qui fait que finalement ce ne sont que 25 places qui sont véritablement créées. En outre, j’attire votre attention sur le fait que bien que le PEAD est une mesure certes moins onéreuse et moins invasive dans la vie des familles, elle reste une mesure relativement récente et expérimentale pour laquelle nous n’avons pas le recul nécessaire. Et enfin, la création de 19 places en établissements spécialisés : – 8 places pour les grands adolescents qui ne verront le jour qu’en 2025 – 5 places pour les adolescents présentant des troubles psycho-pathologiques – 6 places pour les enfants présentant un trouble sévère de l’attachement. Ce qui fait que sur les 5 ans de la programmation du schéma, c’est 79 places nouvelles, ce qui ne résorbe pas la liste d’attente des 122 enfants placés mais dont la mesure n’est pas effective. Qui plus est, selon certaines sources, c’est le chiffre de 172 enfants qui est avancé. D’ailleurs, je déplore une chose dans ce rapport c’est que nous parlons d’enfants et il n’est fait à aucun moment mention du nombre exacte d’enfants dont la mesure de placement n’est pas exécutée. Alors non, ce schéma départemental n’est pas ambitieux mais c’est un schéma qui transpire l’humain de par la volonté sincère des femmes et des hommes qui mettent du cœur à l’ouvrage avec les moyens qu’on a bien voulu leur donner mais malheureusement je ne vois aucune volonté politique forte, aucune politique d’investissement d’envergure pour protéger les enfants en danger, les enfants victimes. Victimes de n’être pas nés sous la bonne étoile! Ce schéma ne relève pas les défis que la collectivité départementale a aujourd’hui même au regard de ses responsabilités en matière d’ASE, de l’aide sociale à l’enfance. Qui plus est, il n’anticipe pas les défis à venir dans un future proche du fait de la crise sociale qui se profile et de la vague de départ à la retraite de bon nombre d’assistants familiaux qui a eux seuls assurent la charge de plus de 60% des enfants qui nous sont confiés. Alors, oui il y a de bonnes choses dans ce schéma mais il reste insuffisant en termes d’ouverture de places d’accueil nouvelles. C’est pour cette raison et n’y voyez rien d’autres que nous sommes contraint de nous abstenir. Nous sommes, toutes et tous, très attachés à la réussite de chaque élève et conscients que le développement du numérique constitue aujourd’hui un véritable enjeu de société et un défi éducatif de première importance. Disposer d’un ordinateur personnel est un des outils pour relever ce défi. Un ordinateur permet de gagner en autonomie et favorise l’accès aux savoirs, à la culture et à diverses informations. Dans les faits, toutes les familles n’ont pas les moyens d’offrir un ordinateur aux enfants. Lors du 1er confinement au printemps dernier, pour permettre la continuité pédagogique des collégiens, il s’est avéré nécessaire de s’adapter via les outils informatiques et d’assurer un égal accès numérique. Le Conseil départemental a prêté à des familles qui en avaient besoin 1 080 tablettes et plusieurs dizaines d’ordinateurs. Force est de constater que l’ordinateur portable est un bien meilleur outil que les tablettes pour poursuivre les apprentissages. Il permet de travailler à distance dans de bonnes conditions avec des logiciels dont les familles ne sont parfois pas dotées. A l’instar d’autres départements (Landes, Ille-et-Vilaine, Essonne, Val-de-Marne,…) qui mènent une politique volontariste en la matière bien avant cette crise sanitaire, nous vous invitons à étudier notre proposition visant à équiper les collégiens, qui ne disposent pas d’un ordinateur à la maison. Avec un coût moyen d’environ 400 € par ordinateur et en considérant un taux de non équipement de l’ordre de 10 % sur les 33 504 collégiens scolarisés en 2020, pour un amortissement sur 5 ans, cette mesure est estimée à environ 270 000 € par an. Cet investissement de politique générale apparaît une réponse adaptée à la situation exceptionnelle que les jeunes collégiens traversent et qui, d’ores et déjà, s’étend sur deux années scolaires. Cher Président, Mes chers collègues, Tout d’abord, je souhaite renouveler mes remerciements sincères à toutes celles et ceux qui de près comme de loin ont participé à l’élaboration de ce nouveau schéma départemental de l’enfance. Je salue tout particulièrement le travail de deux femmes, Madame Elise Ablain, Directrice adjointe à la Direction de l’Enfance et de la Famille et Madame Maëva Carval, chargée de mission, éducatrice spécialisée. Beaucoup d’idées innovantes, pertinentes organisées en 3 axes principaux d’actions. Je soulignerais 3 d’entre elles qui ont retenu toute mon approbation et qui ont pour dessein de renforcer les dispositifs permettant d’éviter le recours au placement. La première bonne idée, c’est la conduite d’une étude sur l’opportunité de développer la mesure unique dans le cadre des accompagnements éducatifs en milieu ouvert. En d’autres termes, c’est l’adaptabilité de la mesure aux évolutions des besoins de l’enfant et de sa famille et ce, sans générer de changement de service et de professionnels accompagnateurs. Ce qui a pour but, demain, de mettre un terme aux délais d’attente pour bénéficier de certaines mesures telle qu’une CAMPS dont le délai d’attente est de 18 mois. C’est sûr, il n’existe encore pas mal d’inconnues mais engager d’ores et déjà une étude sur son opportunité et sa faisabilité est une note d’espoir. La seconde bonne idée, c’est l’expérimentation d’un dispositif type SAMU-Enfance à destination des familles qui ne bénéficient pas d’une mesure éducative et pour répondre à l’urgence d’une situation vécue par un enfant, un jeune, un parent afin de désamorcer une crise. La troisième bonne idée, est la création d’une plateforme de répit pour les parents de nourrissons et de prévention du risque de syndrome du bébé secoué. Je me félicite de ces grandes avancées en matière de prévention. Vraiment. Néanmoins, permettez-moi d’émettre dans un premier temps, un regret et dans un second temps une remarque qui je l’espère sera constructive. Mon regret n’est pas des moindres, est que ce nouveau schéma départemental de l’enfance ne voit le jour qu’à l’aube de l’année 2021 alors même que les précédents schémas celui de l’enfance famille et de la protection maternelle et infantile avaient respectivement été votés en 2008 et 2011 et prorogés jusqu’à ce jour. Il aura fallu attendre près de 7 ans pour amorcer une nouvelle dynamique, (pour se caler aux évolutions sociétales). Ma remarque quant à elle porte sur un objectif essentiel de ce schéma, celui de garantir l’accueil de chaque enfant. Dès le mois de février dernier, nous vous interpellions sur l’impérieuse nécessité de créer de nouvelles places d’accueil pour répondre à la saturation du dispositif d’accueil qui tend à devenir structurelle. Pour ce faire, le nouveau schéma table sur : – la création de 40 places d’accueil en établissement dont 35 ne verront le jour qu’en 2023. – la création de 50 places en PEAD (placement éducatif à domicile), en réalité dans le même temps, 25 places d’accroissement temporaire dont 15 en PEAD sont supprimées. Ce qui fait que finalement ce ne sont que 25 places qui sont véritablement créées. En outre, j’attire votre attention sur le fait que bien que le PEAD est une mesure certes moins onéreuse et moins invasive dans la vie des familles, elle reste une mesure relativement récente et expérimentale pour laquelle nous n’avons pas le recul nécessaire. Et enfin, la création de 19 places en établissements spécialisés : – 8 places pour les grands adolescents qui ne verront le jour qu’en 2025 – 5 places pour les adolescents présentant des troubles psycho-pathologiques – 6 places pour les enfants présentant un trouble sévère de l’attachement. Ce qui fait que sur les 5 ans de la programmation du schéma, c’est 79 places nouvelles, ce qui ne résorbe pas la liste d’attente des 122 enfants placés mais dont la mesure n’est pas effective. Qui plus est, selon certaines sources, c’est le chiffre de 172 enfants qui est avancé. D’ailleurs, je déplore une chose dans ce rapport c’est que nous parlons d’enfants et il n’est fait à aucun moment mention du nombre exacte d’enfants dont la mesure de placement n’est pas exécutée. Alors non, ce schéma départemental n’est pas ambitieux mais c’est un schéma qui transpire l’humain de par la volonté sincère des femmes et des hommes qui mettent du cœur à l’ouvrage avec les moyens qu’on a bien voulu leur donner mais malheureusement je ne vois aucune volonté politique forte, aucune politique d’investissement d’envergure pour protéger les enfants en danger, les enfants victimes. Victimes de n’être pas nés sous la bonne étoile! Ce schéma ne relève pas les défis que la collectivité départementale a aujourd’hui même au regard de ses responsabilités en matière d’ASE, de l’aide sociale à l’enfance. Qui plus est, il n’anticipe pas les défis à venir dans un future proche du fait de la crise sociale qui se profile et de la vague de départ à la retraite de bon nombre d’assistants familiaux qui a eux seuls assurent la charge de plus de 60% des enfants qui nous sont confiés. Alors, oui il y a de bonnes choses dans ce schéma mais il reste insuffisant en termes d’ouverture de places d’accueil nouvelles. C’est pour cette raison et n’y voyez rien d’autres que nous sommes contraint de nous abstenir.

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