Session février 2020 – Intervention de Marc BOURBON sur Plan vélo

Rapport C52 – Plan vélo

Monsieur Le Président, Cher Président, Chers Collègues, L’année passée, nous avons adopté le plan vélo II pour les années 2019/2025 qui prolonge le premier plan vélo marqué par des aménagements emblématiques qui constituent une remarquable réussite et apportent une satisfaction générale aux usagers. Parmi ses objectifs, ce 2ème plan, vise à développer l’offre cyclable sur les territoires, non seulement pour pratiquer le vélo en tant que loisir, mais également privilégier le vélo pour tous les déplacements de proximité. L’objectif est donc d’inciter les collectivités locales à mailler leur territoire par des liaisons de proximité, entre zone d’habitat, zone d’usage, de type centre bourg-site naturel, centre-bourg-collège, ou autres possibilités, comme dans le cadre de regroupement scolaire entre communes. À cet effet, nous avons défini une nouvelle aide financière unique dédiée aux liaisons utilitaires. Celle-ci est intégrée aux contrats de territoire, avec à la clé une bonification, si la collectivité est prête à s’engager dans un schéma préalable structurant. De plus, lors de l’adoption du plan en 2019, il était envisagé d’impulser un appel à projet pour un  » territoire à vélo  » qui pourrait à l’échelle d’une collectivité locale, non seulement mobiliser des financements bonifiés, mais également proposer un accompagnement en ingénierie technique et administrative du Département tout au long de sa réalisation. Le 15 janvier 2020, Paul Chandelier et Michel Fricout, accompagnés des responsables techniques du Conseil Départemental ont bien voulu organiser une réunion avec des Maires et Présidents de communautés de communes qui bordent la RD 675, reliant Caen à Villers-Bocage. Il s’agissait également de répondre à l’initiative de quelques-uns d’entre eux qui souhaitent promouvoir l’usage du vélo dans les collectivités de part et d’autre de cet axe structurant. Malgré les talents et les forces de conviction de Paul et de Michel, mes collègues présents pourront l’attester, le bon travail préparatoire des services, cette réunion sera certainement malheureusement, sans suite, pour 5 raisons majeures : • le manque d’une volonté partagée, coordonnée entre plusieurs collectivités ; • la complexité et le coût financier prévisionnel de cette opération, plus de 4 millions 350 000 euros ; • le pilotage de l’opération par les EPCI dans le cadre d’une maîtrise d’ouvrage déléguée ; • l’intervention conjointe de plusieurs EPCI sur un domaine départemental extérieur à des agglomérations existantes avec les incertitudes juridiques qui en résultent ; • l’intégration de ce projet dans les contrats de territoire de chacun des EPCI, déjà largement optionnés ou saturés. Pour toutes ces raisons, je suis défaitiste, et pense qu’il nous faut revoir notre dispositif d’accompagnement si nous voulons faire avancer l’usage du vélo à des fins utilitaires. Sans le Conseil Départemental, avec sa volonté, son expertise, ses moyens financiers, je suis amené à imaginer que ce volet important du plan vélo sera défaillant et dommageable. Un réexamen de ce dispositif pour qu’il soit plus facilitant, plus incitatif me semble opportun. Aussi, Cher Président, pour ce projet qui date de 2004, pour que cette réunion ne soit pas sans effet, que la démarche volontariste de quelques Élus de terrain ne soit pas enterrée, je demande que l’on essaie de construire un projet exemplaire à l’échelle du Calvados pour ces territoires de l’Odon et du Pré-bocage, tel que nous l’avions évoqué lors de l’adoption du plan vélo. Par la même occasion, Villers-Bocage, deviendrait ainsi un nœud vélo-routier en direction de la Bretagne, et un maillon complémentaire direct depuis la ville de CAEN à la vélo-route maritime allant jusqu’à Roscoff serait réalisé. Je vous remercie pour votre attention et de vos éléments de réponse.

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