Session budgétaire 2017 – Intervention d’Edith GUILLOT sur le budget

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Les chiffres annoncées pour ce BP 2017 se résument à un copier/coller  avec ceux du DOB de décembre dernier, peu de mouvements enregistrés depuis, quelques ajustements à la marge comme les collègues l’ont déjà précisé.

Nos remarques du DOB restent donc d’actualité. Nous retenons la volonté affirmée de ne pas augmenter les impôts, ce que nous saluons. Nous constatons un niveau de recettes issues des DMTO qui en représentent 15% et dépassent les 100 millions d’euros devançant  maintenant le montant de la DGF fixée à 92 millions d’euros pour 2017. Cette croissance très nette des DMTO vous a permis de construire plus facilement votre budget 2017.

Des investissements prévus à hauteur de 140 millions d’euros qui mériteraient d’être abondés notamment dans les programmes de travaux routiers en retard.

Au-delà de ces chiffres qui reprennent la proposition présentée au DOB, c’est  sur la répartition de la masse financière globale dans les différents champs d’intervention de notre collectivité que nous voulons marquer nos différences et nos critiques constructives défendues et exposées lors des interventions tout au long la session budgétaire .

Les membres de notre groupe sont attachés à la solidarité, aux collèges, à la culture, à la sécurité de nos concitoyens et à l’aménagement du territoire.

Dans le domaine de l’autonomie et plus particulièrement le maintien à domicile, nous soulignons à nouveau notre désaccord concernant le choix du mode mandataire responsable de la difficulté de fonctionnement des associations d’aide à la personne  et des services d’auxiliaires de vie des CCAS, choix de votre majorité qui ne répond pas, non seulement aux besoins de nos territoires mais aussi à la demande des personnes âgées. La loi ASV (adaptation de la société au vieillissement) que vous rendez responsable des difficultés des services  permet au contraire une meilleure maîtrise des dépenses publiques et le renforcement de la protection sociale et du soutien à nos concitoyens en situation de dépendance. Nous rappelons fortement la possibilité d’opportunités à saisir tels que les appels à projets qui permettraient de bénéficier de fonds financiers non négligeables.

L’hébergement des personnes âgées en établissement nous pose également  question et nous ne pouvons que vous  inciter à une politique plus interventionniste prenant en compte une régulation nécessaire sur le département. Le constat sur notre territoire c’est une offre très supérieure du privé commercial à but lucratif  qui déséquilibre la répartition avec le public et votre politique du laisser- faire ne va pas dans le sens de la défense de notre territoire, de son organisation, des personnes concernées  et du service public.

Également sur le domaine de l’insertion sociale et notamment la question de l’accès, du maintien logement et de l’action du FSL, nous nous demandons si la baisse de la demande n’est pas à relier  aux nombreux dossiers rejetés! Au regard des situations sur le terrain, il est difficile de concevoir que les crédits ne soient pas totalement consommés ! Par ailleurs il serait nécessaire de mettre en place des actions de prévention qui éviteraient le traitement curatif des situations et permettraient à terme de générer des économies.

La question de nos collèges nous préoccupe, la politique menée nous paraît à courte vue. Pourquoi refuser de revoir la sectorisation qui permettrait de réduire les disparités ? Votre choix  de  fermeture de certains établissements  se traduit dans les cas vérifiés par la réduction  du nombre d’élèves du public au profit du privé, l’exemple de fusion de collèges que vous nous donnez démontre cette fuite vers le privé ! Par ailleurs vous vous devez de rectifier les informations erronées concernant la sécurisation des collèges et les aides apportées par l’état. Nous rappelons qu’un fonds spécial de 50 millions d’euros a été décidé par l’état en direction des établissements nécessitant des travaux de sécurisation. Cette aide a été fixée par circulaire et ne pourra aller en dessous de 20% et selon les cas pourra atteindre jusqu’à 80 % du besoin de financement en fonction de l’importance des travaux à effectuer. Nous désapprouvons également les CP de 100 000 euros d’argent public à destination du privé.

Nous contestons également  la disparition des prêts d’honneur au motif de la baisse des demandes et d’un éventuel dispositif de remplacement en œuvre à la Région. Un déficit de communication nous semble être la principale  raison de cette baisse car le besoin est bien présent dans les situations que nous recensons dans nos RDV d’élus auprès des jeunes.

Que dire de la refonte de la politique culturelle? 2017 sera une année blanche, période de transition liée à la suppression de l’ODACC ! Mais comment imaginer laisser nos territoires sans saison culturelle, sans professionnels de la culture qui en sont les véritables vecteurs dans nos collectivités locales !

Quant au financement du SDIS, nous déplorons la trop faible participation de notre collectivité. Le Calvados est en effet l’un des 10 moins bons financeurs de France. Si une attention doit être portée sur la gestion de la masse salariale, nous contestons vigoureusement la suppression de 100 postes de sapeurs-pompiers professionnels dans le Calvados au cours des 4 dernières années.

Concernant l’aménagement du territoire, au  regard des appels d’offres avantageux concernant les programmes de travaux routiers, nous pensons que le retard pris et l’état de nos routes départementales justifieraient d’abonder de 500 000 euros de plus les crédits engagés, ce qui serait un bon signe pour notre économie.

Les différences d’appréciation sur ces différents sujets confortent notre vote CONTRE émis lors du DOB, aucune de nos remarques n’ayant trouvé d’échos dans les choix opérés par la majorité départementale et auxquels nous refusons de nous associer.

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