Groupe Socialiste au Conseil Départemental du Calvados

Tarifs scolaires : solidarité des élus socialistes et radicaux avec les familles !

De nombreuses familles ont découvert ces derniers jours la nouvelle tarification des transports scolaires pour la rentrée prochaine. La participation augmente de 63 à plus de 200% selon les familles pour les élèves qui habitent à plus de 2,5 km de leur établissement. Pour un enfant seul de moins de 20 ans, elle passe par exemple de 47,50 à 80 euros.

Il s’agit là d’une augmentation brutale, décidée sans concertation, sans demande d’avis du Conseil Académique de l’Education Nationale, d’autant plus contestable qu’elle ne tient pas compte du niveau de ressources des familles et que celles-ci auraient pu être informées beaucoup plus tôt. Elle contraste avec les efforts du gouvernement pour améliorer le pouvoir d’achat des familles à la rentrée prochaine, avec la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire de 25% par enfant.

Lors de la séance du 26 mars, les élus Socialistes et Radicaux ont voté contre cette augmentation proposée par Jean-Léonce Dupont et sa majorité de Droite. Lors de la Commission permanente du 21 mai 2012, ils ont de nouveau critiqué cette décision en interpelant la majorité sur les graves difficultés qu’elle engendre pour les familles concernées.

Les élus Socialistes et Radicaux expriment donc leur solidarité aux parents d’élèves et ne cesseront pas d’interpeller Jean-Léonce Dupont et sa majorité sur cette question. Ils le feront notamment lors de la séance du Conseil Général du lundi 25 juin.

Le Conseil général ne doit pas abandonner le service public des transports en commun

Depuis l’arrivée de Jean-Léonce Dupont à la présidence du Conseil général, la Droite Départementale a fait du Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération caennaise un terrain de bataille politique.
Le Conseil général s’est ainsi opposé, par principe, à tous les projets au sein de Viacités : le remplacement du tramway sur pneus dont le Conseil général a partagé le choix en son temps, la création d’une deuxième ligne de transports en commun en site propre sur un axe est-ouest, etc.
Il s’est même abstenu sur la construction d’une cinquantaine de quais de plain-pied pour personnes à mobilité réduite dans l’agglomération caennaise alors que l’aide aux personnes en situation de handicap est l’une de ses principales missions de solidarité !
Jamais par le passé, sous les précédentes mandatures, du temps où la Droite dirigeait le Syndicat mixte, le Conseil général n’avait demandé au Préfet la dissolution de Viacités.
Cette nouvelle attitude de défiance et d’opposition tranche avec le climat apaisé et constructif qui régnait depuis 2008 à Viacités, comme le reconnaissaient eux-mêmes les conseillers généraux de Droite.
Les usagers du service public des transports en commun, qui habitent l’agglomération, mais aussi, pour une bonne partie d’entre eux, à l’extérieur, n’ont pas à être les otages de jeux politiciens.
Le Conseil général ne doit pas abandonner ce service public essentiel pour tant de calvadosiens.
D’autant qu’en consacrant moins de 0,5% de son budget à Viacités, le Département finance des transports publics qui apportent chaque jour un service de qualité à des dizaines de milliers de personnes et contribue, dans le même temps, à la préparation des projets de tramway pour l’avenir.

Budget 2012 : aucune vision d’avenir

Alors que l’actualité devrait impliquer une solidarité sans faille de tous les élus pour renforcer la place de la capitale régionale et donner une chance au projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN), le Président du conseil général impose des choix contestables qui divisent.
L’exemple le plus frappant est celui du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération caennaise Viacités. Le retrait du département, décidé par Jean-Léonce Dupont constitue une triple erreur. Une erreur politique, d’abord, parce que les transports urbains permettent à un très grand nombre de personnes de se déplacer dans l’agglomération (28,5 millions de voyages en 2011) ; 15 % des utilisateurs de Twisto habitent en dehors de Caen la mer. Une erreur financière ensuite dans la mesure où le conseil général devrait verser 25 M € au minimum pour se retirer. Une erreur juridique enfin car le retrait du département doit être accepté par la communauté d’agglomération.
Qui peut comprendre cette décision complètement à rebours des enjeux actuels de développement durable et de solidarité à l’égard de ceux qui n’ont pas de voiture ou qui veulent faire des économies ?
La seconde illustration concerne les collèges, une des principales compétences obligatoires du conseil général. S’appuyant sur une étude récente, le Président du conseil général a annoncé, à quelques jours de la session, la fermeture, pour la rentrée 2013, du collège « Albert Jacquard » du Chemin Vert, l’un des quartiers les plus peuplés de Caen et qui mérite notre solidarité Cette décision est une faute politique, sociale et humaine. C’est une faute politique car prise de manière unilatérale, sans concertation, ni avec les parents d’élèves ni les enseignants et sans se soucier du sort des élèves qu’il faudrait déplacer vers d’autres collèges. La majorité départementale a joué la carte du pourrissement en faisant en sorte que le collège se vide progressivement de ses élèves depuis 2004. C’est une faute sociale car le public de ce collège dit sensible mérite mieux que de se voir réparti dans d’autres établissements.
C’est une faute humaine, enfin, car la disparition du collège Jacquard, à contre courant des politiques menées par la mairie de Caen pourrait accentuer le sentiment d’abandon de ce quartier. Annoncé comme thème de travail prioritaire en début de mandat, la lutte contre la fracture territoriale ne semble plus être au coeur des priorités de l’action du président du conseil général. C’est notre sentiment quand nous apprenons sur une antenne de radio l’abandon des grands projets routiers structurants desservant Condé/Noireau, Vire ou Lisieux, attendus depuis longtemps par les habitants et par le monde économique, car indispensables au désenclavement de ces bassins d’emplois en difficulté.
Nous demandons à Jean-Léonce DUPONT de penser à l’intérêt général de notre département et de notre région. Cela est d’autant plus indispensable que le contexte dans lequel nous sommes est difficile et que la LNPN est vitale pour notre territoire, pour le développement économique et surtout pour l’emploi.

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