Intervention de Jacky LEHUGEUR sur le SDACR lors de la session du 19 janvier

Monsieur le Président, mes chers collègues,
Tout d’abord permettez-moi de rappeler qu’un SDACR nous engage pour 5 ans, il doit donc être le résultat d’un travail sérieux.
Le précédent SDACR, sous la présidence de Madame Dominique LEFRANCOIS, a nécessité au moins un an de travail.
Celui-ci a été mené « au pas de charge », 6 réunions en 1 mois et demi, pas de documents avant les réunions, souvent pas de documents non plus en séance, c’est vous dire la difficulté à travailler dans ces conditions pour un document de 168 pages avec les annexes. Et vous l’avez constaté, certains collègues cherchaient la dernière mise à jour car publiée sur les tablettes mais noyée dans le rapport général alors que pour d’autres rapports moins importants (notamment les subventions) nous les recevons directement par mail.
Ce SDACR, une fois adopté, sera opposable, d’où la nécessité de formulations très précises sur les points sensibles que nous avons discutés en commission.
J’illustrerai mon propos avec deux exemples :
1. La spécialité cynotechnique
Lorsque j’ai appris l’arrêt de cette spécialité dès le vote du SDACR, je suis intervenu pour signaler qu’un chien n’est pas un vélo et que l’on ne peut pas s’en « débarrasser » de la même façon. De plus les pompiers cynophiles hébergent, nourrissent et soignent leurs animaux 24 h sur 24
Olivier COLIN en a pris compte et je l’en remercie et nous nous sommes mis d’accord pour que l’on continue à assurer la formation et à garder les chiens jusqu’à leur « fin opérationnelle », sans date définitive.
Dans le rapport on lit une conclusion sensiblement différente : « l’arrêt de la spécialité cynotechnique après 2020 » et que « les chiens actuels pourront continuer à être engagés sur intervention hors mission de pistage ».

2. L’armement des centres de secours
Lorsque l’on nous a présenté les modifications prévues j’avais questionné sur le nombre de sorties du FPTSR de Bretteville sur Laize, qui justifierai sa reprise pour un autre centre. A la demande du colonel MASSOL, le commandement GRAS m’a indiqué que sur 130 sorties il n’y en avait que 27 pour désincarcération.
Tu viens Olivier de nous dire une seule sortie, je ne comprends pas cet écart à moins que j’ai mal compris.
Le texte qui nous est soumis, prévoit les 13 implantations de FPTSR « en expérimentation » mais il ne précise pas le délai ni, si les chiffres des sorties sont inférieures dans les nouveaux centres d’affectation, comment est prévu le retour dans les centres d’origine.

Enfin, André LEDRAN l’a dit, à notre demande de connaître le résultat des consultations lors des CCDSPV et CTP, tu nous réponds Olivier que l’avis des élus est indépendant. Certes, mais tel était notre souhait.
Là encore, ces consultations sont menées dans la précipitation et c’est la 1ère fois que des réunions sont prévues alors que nous sommes en pleine session budgétaire. On ne peut que le regretter.
L’intervention de Henri GIRARD (et d’autres collègues) sur les délais d’intervention entre autre à Evrecy vient contredire les statistiques que l’on nous a données.
Cela prouve que ces statistiques sont basées sur des modèles mathématiques et non sur des mesures moyennes d’intervention.
Je terminerai par une anecdote. Vendredi dernier, il y a 5 jours, un accident s’est produit sur la RD 132 à la sortie de Bretteville sur Laize. Cette voiture occupée par un couple de personnes âgées a quitté la route pour tomber 3-4 mètres en contrebas, nécessitant une désincarcération.
Le centre d’appel a déplacé le VSAV (l’ambulance) de Bretteville sur Laize et a fait venir le FPTSR de Caen alors que Bretteville sur Laize est encore équipé.
Si on voulait prouver que cet engin n’est pas nécessaire à Bretteville, on ne s’y prendrait pas autrement.

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