Intervention de Clotilde VALTER, Présidente du groupe socialiste et radical

Monsieur le Président, Chers collègues,

Pendant des années vous nous avez expliqué que le Conseil general n’était pas l’assemblée nationale. Je note avec plaisir que le changement c’est maintenant. Je resterai pour ma part sur les questions départementales car si notre session  n’est pas la session budgétaire et même si nous n’allons pas discuter du budget modificatif, elle est importante pour l’avenir de notre département et ce à plusieurs titres :

1) le premier c’est que vous avez pris l’initiative de nous présenter un schéma définissant les grandes orientations d’une politique pour la jeunesse Nous nous réjouissons que vous vous inspiriez des orientations fixées par le Président de la République dès la période de campagne ; c’est reconnaître qu’il avait raison de donner cette priorité à notre  pays avec la volonté de préparer l’avenir.

C’était une préoccupation que nous avions exprimée lors de la campagne des cantonales de 2011 car contrairement à d’autres départements, la responsabilité des collèges ne vous avait pas, jusque là,  conduits à ouvrir ce champ d’intervention et cette perspective. C’est donc chose faite et nous nous en félicitons.

Il reste à travailler et le rapport qui nous est présenté montre bien la nécessité d’engager dans la durée un vrai travail de fond. Nous y reviendrons au cours de cette journée.

2) le second, ce sont les collèges pour lesquels vous nous demandez de voter les dotations pour l’année scolaire 2012/2013 mais il y a autre chose, Monsieur le président car vous avez choisi à l’occasion de la rentrée scolaire d’ouvrir le débat sur les collèges caennais. Nous y reviendrons également mais ce n’est pas la bonne méthode que vous avez choisie. Vous avez comme précédemment pour Jacquard pointé du doigt un établissement sans poser la vraie question, la seule qui vaille, celle de l’adaptation de la carte des collèges à la répartition de la population sur notre territoire en tenant compte des évolutions démographiques fortes que nous vivons depuis quelques années maintenant.

Ce qui est grave dans votre démarche, c’est que vous posez le problème, qui en est un, loin de nous l’idée de nier cette réalité, non pas  à l’échelle d’une ville et ou de l’ensemble du département, mais en identifiant un établissement en particulier ouvrant ainsi la voie, dangereuse, qui conduit à  opposer ainsi des établissements et des territoires les uns aux autres alors qu’ils devaient être complémentaires. En procédant ainsi vous risquez de créer un « second Jacquard », qui se vide année après année en laissant pourrir une situation plutôt que de la traiter au travers d’une stratégie globale ou départementale ou au moins d’un territoire suffisamment vaste pour être significatif.. Nous y reviendrons.

3) le troisième, c’est le très haut débit auquel nous sommes vous le savez favorable, dans la mesure où son déploiement va permettre de donner des chances à des zones jusqu’ici exclues de tout développement économique et isolées, loin des territoires les plus dynamiques. Sur la base des indications que vous nous fournissez dans le rapport, nous devons nous féliciter comme vous l’avez fait de l’engagement à un niveau exceptionnel (19 M€) de la Région Basse Normandie et par ailleurs de l’Etat. Si nous avons bien compris si vous obtenez du FEDER les financements espérés, la part financée par le Conseil général sera inférieure au montant que vous aviez anticipé fin 2011. Il nous reste à examiner les questions concrètes et opérationnelles et nous aurons sans doute l’occasion de le  faire dans la discussion car vous le savez nous avons besoin d’être rassurés sur ces aspects.

S’agissant de Viacités puisque vous en avez parlé Monsieur le Président, je vais en dire un mot pour redire ce à quoi nous tenons, que vous aviez accepté lors d’un moment de sagesse le 23 septembre dernier à savoir que Viacités n’est pas le service public des transports de Caen mais un service public départemental puisque fréquenté par nombre d’habitants du département qui ne résident pas dans l’agglomération. C’est une faute Monsieur le Président que de choisir une conception aussi restrictive car ce n’est pas ainsi que le conçoivent ceux de nos concityens qui l’utilisent quotidiennement. Il n’est par conséquent pas possible que le département s’en désintéresse. Nos concitoyens ne le comprennent pas. Réfléchissez bien.

Je vous remercie.

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