Intervention de Clotilde VALTER, Présidente du groupe lors de la session du 25 juin

Pour engager cette session, je voudrais revenir sur quelques points qui me paraissent importants.

1-    d’abord faire une mise au point sur le sens de notre travail

–         nous sommes certes l’opposition

–         nous avons des désaccords de fond sur les choix de politique nationale et sur certains des grands choix que vous faites ici

–         mais nous avons une ambition pour notre territoire

–         nous avons une vision

–         nous proposons des choix et des priorités telles que la lutte contre les inégalités de territoires

Pour autant nous sommes élus et sommes ici pour défendre notre territoire tous ensemble au-delà des clivages politiques

la Basse Normandie et le Calvados souffrent depuis longtemps de retards quant aux infrastructures avec des conséquences économiques lourdes tant globalement que pour certains territoires qui devraient être prioritaires.

Si nous n’avons pas réussi à obtenir certains équipements c’est que trop souvent les élus ont été divisés sur ces enjeux, divisés sur le choix des priorités et des territoires prioritaires

Il faut que cela cesse et que nous prenions nos responsabilités collectivement. Nous avons aujourd’hui avec la LNPN un projet majeur pour la Basse Normandie et le Calvados

C’est tous ensemble que nous devons  défendre ce projet vital. Il faut que cessent les petites musiques, les procès d’intention à répétition que nous avons entendus pendant la campagne électorale. Nous l’avons constaté : ils n’ont servis à rien sinon à nous nuire collectivement. La campagne est fini et il faut y mettre fin de la même façon.

Ce projet en Y est celui pour lequel se sont battus tous les élus bas normands quelle que soit leur sensibilité.

Ce projet doit faire l’objet d’une décision et il est clair qu’il coute cher. A quoi sert de dire que le nouveau Gouvernement ne le fera pas pour cette raison. Nous savons qu’il y a 16 projets pour un cout total qui dépasse les 100 milliards d’euros. Rien n’a changé de ce point de vue. Que je sache le Gouvernement précédent n’avait pris aucun engagement financier d’aucune sorte. A quoi cela sert-il d’appuyer sur ce qui est difficile pour nous ? à rien sinon à nous desservir nous-mêmes.

Il faut que cela cesse et il faut défendre tous ensemble ce projet sans procès, sans coup bas et pour l’intérêt général de notre région et de notre département.

2-    nous avons à examiner au cours de cette session des sujets importants

–         le budget modificatif tout d’abord  qui s’annonce meilleur que prévu grâce aux droits de mutation mais c’est nous le savons bien une fragilité pour l’avenir et pour 2013 ; il nous faut en tenir compte ;

–         le PTI et le FSL posent des questions de fond puisqu’il s’agit de trouver des moyens d’action efficaces pour l’insertion et le logement des personnes en difficulté. Nous avons là un travail de fond à conduire dans la durée ;

–         revenir sur la tarification des transports scolaires

Nous avions vote contre votre proposition en CP le 26 mars dernier. Vous aviez refusé d’entendre nos arguments.

Vous avez été obligés d’entendre les protestations à la fois des parents d’élèves et des élus locaux.

Avec ce dossier nous avons un bon exemple de ce qu’est une vraie politique publique et un vrai service public avec des choix majeurs de logique politique et il y a et il y aura des choix politiques à faire ; il ne faut pas se voiler la face.

Nous ne sommes pas favorables à la gratuité ; le service public a un cout pour la collectivité ; il faut qu’il en est un même symbolique pour le citoyen. Nous sommes en vertu des principes républicains pour l’égalité devant le service public, en termes géographique et en termes financiers. C’est le rôle de la collectivité publique, ici en l’espèce le Conseil général que de l’assurer.

Nous devons réfléchir à une autre façon de définir la contribution publique ; il est clair que le cout pris en charge par les parents est faible par rapport au cout de revient ; un pas a été fait avec votre proposition de fractionnement.

Pour autant, nous restons avec un problème de JUSTICE :

. il est inéquitable d’avoir un tarif identique qu’il y ait un enfant ou qu’il y en ait deux ;

. il est inéquitable que la participation soit la même quelle que soit la situation financière de la famille ;

C’est pourquoi nous proposons comme cela a été fait pendant la campagne présidentielle que la contribution se réfère pour plus de justice au quotient familial.

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