Collèges du Calvados : non à la méthode de la majorité départementale !

Le débat sur le dossier des collèges lors de la session du 19 novembre a montré les divergences fortes entre la majorité et notre groupe. Ce débat a été ravivé par Jean-Léonce Dupont dès la rentrée lorsqu’il a annoncé la fermeture d’un deuxième collège sur Caen, laissant planer le doute sur l’avenir du collège Lemière ou du collège Pagnol.

Nous dénonçons fermement cette méthode qui consiste à mettre deux collèges sur la sellette et à observer là où les réactions seront les moins fortes. Nous ne voulons surtout pas que la méthode déplorable qui a abouti à la fermeture du collège Jacquard dans les conditions que l’on connaît se reproduise aujourd’hui. 

Dans le cadre du débat sur les orientations budgétaires, nous avons déploré que pour la deuxième année consécutive, on envisage une diminution importante des dépenses d’investissement consacrées aux collèges dans les années à venir. Ce choix, nous le savons, ne permettra pas d’assurer en totalité l’entretien et la restructuration des établissements, alors qu’il s’agit d’une compétence obligatoire des départements. Le président de la commission lui-même a jugé nécessaire de tirer la sonnette d’alarme.

Concernant les fermetures d’établissements programmées, si nous sommes d’accord sur la nécessité d’adapter la répartition des collèges à l’évolution démographique d’un département, nous sommes en totale divergence sur la méthode employée par la majorité. Nous regrettons vivement que l’étude sur laquelle la majorité s’appuie ne prenne pas suffisamment en compte l’évolution démographique prévisionnelle de l’agglomération. La majorité ne peut pourtant pas ignorer les profondes mutations que connaissent les secteurs des deux collèges ciblés.

Le groupe socialiste et radical propose une autre méthode :

         Retravailler la sectorisation des collèges du département.

         Envisager ce que représente le budget de construction d’un collège qu’il faudrait rouvrir dans dix ou quinze ans pour répondre aux évolutions démographiques mal anticipées.

         Prendre en considération le temps de transport supporté par les élèves et veiller à ce que la sectorisation n’impose pas plus d’une heure de transport aux collégiens les plus éloignés.

–     Privilégier la proximité notamment pour les populations les moins mobiles et créer dans les collèges situés dans les quartiers défavorisés des pôles d’excellence qui favoriseront la mixité de population.

–     Limiter le nombre d’élèves pour ne pas dépasser le nombre de 500 à 600 élèves par collège afin d’éviter les difficultés inhérentes aux collèges de grand effectif.

 

Nous exigeons davantage de concertation sur ce dossier essentiel parce qu’il touche l’avenir de nos enfants. La façon de procéder de la majorité départementale n’est pas acceptable : elle omet d’associer les enseignants, les personnels et parents d’élèves aux réflexions sur l’avenir des collèges du Calvados, elle privilégie la politique du fait accompli et considère que des décisions engageant des centaines d’enfants peuvent être prises dans le secret des bureaux.

A l’heure où l’éducation est redevenue une priorité nationale, nous ne pouvons admettre l’approche purement comptable semblable à celle que nous avons subie au niveau national au cours des dix dernières années. Nous devrions être guidés par le souci de la réussite scolaire et du bien être des jeunes Calvadosiens. Mesdames et Messieurs de la majorité, il est donc temps de changer d’approche et de méthode!                

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