Discours

Session février 2020 – Discours d’ouverture de Gilles Déterville

Monsieur le Président cher(e) collègues, La session budgétaire de 3 jours qui commence ce matin est, ou devrait être, le moment du débat démocratique le plus fort de l’année. Permettez-moi avant de dire quelques mots de ce que nous inspire ce B.P 2020 l’insatisfaction de notre groupe sur les conditions de travail en amont de cette session. Nous avons une fois de plus reçu très tardivement les documents budgétaires parfois même après le début du travail des commissions. Il y a quelques années lorsque l’examen du B.P avait lieu fin Janvier ou début Février, nous disposions de ce document essentiel durant les congés de fin d’année. Le travail des commissions lui-même est très raccourci, pour ne pas dire bâclé, en 1 heure 30 tout au plus, là où nous avions une demie journée voire une journée entière pour l’examen approfondi des dossiers. Venons-en au cœur de notre sujet : le B.P 2020 qui a été élaboré dans un contexte économique, social et politique particulièrement dégradé. Après un mouvement dit des Gilets jaunes auquel le gouvernement n’a pas su répondre sur le fond, a débuté en Décembre un mouvement d’ampleur qui est celui du rejet d’une majorité de nos concitoyens de la réforme des retraites, nouvelle remise en cause de notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance. Qu’il faille faire évoluer notre système par répartition, c’est l’évidence, qu’il faille le briser, c’est une issue à laquelle les français ne peuvent et ne doivent se résoudre. Il est basé sur 2 a priori tout à fait contestables : le 1er prétend que la nation ne pourrait pas consacrer plus de 14 % de son P.I.B aux retraites et le second s’appuie sur l’idée que l’espérance de vie continuerait de croître, ce qui est non démontré, d’autant qu’il nous faut plutôt raisonner sur la notion d’espérance de vie en bonne santé. Pourquoi me direz-vous, aborder, ce matin, ce sujet capital aux yeux de nos concitoyens ? Mais parce ce n’est pas un sujet technique ou financier mais un sujet de société fondamental. Quel modèle de société voulons-nous transmettre à nos enfants et petits-enfants ? Et puis, ce débat n’est pas sans conséquences, si les futurs niveaux de retraites sont tendanciellement plus faibles que celles d’aujourd’hui, sur la question du reste à charge dans la prise en compte du Grand Age. Notre institution ayant parmi ses missions les plus lourdes mais aussi les plus nobles celle du soutien à nos ainés ; nous ne pouvons pas être les simples spectateurs d’un conflit social et politique actuel. Oui, nous devons faire plus et faire mieux pour les calvadosiens âgés, nous démontrerons dans le débat que nous avons des marges financières pour le faire. A l’autre bout de la pyramide de âges, nous avons la mission de la Protection de l’Enfance, et là aussi nous devons faire plus et faire mieux, les professionnels de ce secteur viennent encore de nous le rappeler et parce que c’est une compétence obligatoire du C.D nous ne pouvons pas nous y soustraire. Comme les 2 années précédentes, nous allons par la voix de nos 2 représentantes à la commission des Finances Edith Heuzé et Corinne Féret, proposer 6 amendements à votre B.P. Nous démontrerons que nous pouvons dégager 22 millions d’euros supplémentaires, sans dégrader nos ratios, pour investir sur notre cœur de métier et agir en fonctionnement pour améliorer certaines prises en charge. Parce que nous sommes une opposition responsable, nous proposons de n’utiliser dans un premier temps que 10 millions. Nous serons attentifs aux réponses que vous apporterez à ces amendements mais nous avons, à la lecture complète de votre BP, d’autres raisons pour ne pas l’approuver. Mes collègues et moi-même auront l’occasion de nous en expliquer tout au long de nos 3 jours de débat, mais sachez que sur le chapitre du S D I S, de la solidarité territoriale, de la politique agricole, de l’insertion des allocataires du R S A, du soutien à l’enfance en danger pour ne citer que ces sujets-là, nous exprimerons des insatisfactions voire des rejets de vos propositions. Depuis longtemps vous avez qualifié votre gestion comme exemplaire, celle en quelque sorte d’un bon père de famille mais le budget d’une collectivité locale n’est ni celui d’une entreprise, ni d’une famille. Cherchant à qualifier votre B.P cette année, nous ne pouvons retenir le qualificatif de prudent que vous utilisez depuis des années mais d’inconséquent. Au moment où les besoins dans de nombreux domaines se font de plus en plus criants, cette soi-disant prudence est une faute. Nous avons des marges, encore une fois, et les taux d’emprunt sont et restent historiquement faibles. Nous pouvons donc investir plus. C’est assurément ce que les calvadosien(e)s attendent de nous. Je vous remercie.

Session du 19 décembre 2019 – Intervention de Bertrand HAVARD sur Campagne de tarification 2020 des établissements et services du secteur social et médico-social

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

J’étais intervenu l’année passée sur le même rapport pour vous alerter sur les conséquences que les décisions proposées allaient entrainer tant pour les personnes âgées dépendantes et handicapées que pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile et en particulier, leurs salarié(e)s. Continuer la lecture

session du 19 décembre 2019 – Intervention de Eric VEVE sur protection de l’enfance

Monsieur le Président,

Mes Chèr(e)(s) collègues,

Chaque année, à l’occasion d’abord du débat d’orientation budgétaire, puis du vote du budget, les élus de la minorité que nous sommes, ainsi qu’un certain nombre d’acteurs socio-professionnels et de la société civile, vous alertons sur une série de besoins qui ne nous paraissent pas suffisamment pris en compte, ou pas suffisamment bien traitées, notamment (mais pas seulement) dans le champ de la solidarité. Continuer la lecture

Session du 19 décembre 2019 – Intervention de Marc BOURBON sur SDIS

Monsieur Le Président, Cher Président,

Monsieur Le Président du SDIS, Cher Xavier,

Mesdames, Messieurs les Collègues,

En compagnie de Christian Piélot, nous avons eu l’opportunité de nous déplacer dans le centre de secours de Bretteville sur Laize pour le visiter, échanger avec une vingtaine de sapeurs-pompiers volontaires. L’accueil a été chaleureux, la discussion constructive, sans animosité à l’égard du Conseil Départemental. Continuer la lecture

Session du 19 décembre 2019 – Intervention d’Edith HEUZE sur Orientation Budgétaire 2020

Monsieur le Président,

Chèr(e)(s) collègues,

Cette fin d’exercice marquera la confirmation d’une embellie financière qui atteste de la bonne santé de notre collectivité.

La prévision 2020 permettrait un budget prévisionnel à hauteur de 786 M€ en hausse de 3%, des recettes de fonctionnement de 678 M€ en progression de 2,7% pour une évolution des dépenses de fonctionnement de l’ordre de +0,9% soit 601 M€ ainsi que des investissements en augmentation autour de 152M€ hors dette. Continuer la lecture

Session du 19 décembre 2019 – Discours de Gilles DETERVILLE

Monsieur le Président, Cher(e)s collègues

Notre dernière session de l’année intervient dans un climat social extrêmement tendu pour ne pas dire particulièrement dégradé.

Il est la conséquence bien sûr du Projet de Réforme gouvernemental sur les retraites qui fait l’unanimité syndicale contre lui mais bien au-delà. Continuer la lecture

Session 19/12/2019 – Intervention B. HAVARD sur la campagne budgétaire 2020 des établissements et services sociaux et médico-sociaux

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

J’étais intervenu l’année passée sur le même rapport pour vous alerter sur les conséquences que les décisions proposées allaient entrainer tant pour les personnes âgées dépendantes et handicapées que pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile et en particulier, leurs salarié(e)s.

Au demeurant, l’année dernière, ce rapport technique, difficilement compréhensible était la copie conforme de celui de l’année précédente. Seuls les chiffres étaient actualisés. Bref, il s’agissait comme depuis bien longtemps et conformément à nos obligations de fixer en particulier pour les SAAD, un taux d’évolution des dépenses par groupe 1, 2 et 3, le groupe 2 étant celui des dépenses de personnel.

Cette année, vous nous proposez une refonte du financement des SAAD via la signature d’un Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens, un CPOM, conformément aux dispositions de la Loi Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015, en particulier son article 46 codifié à l’article L313-11-1 du code de l’action et des familles.

Une refonte du mode de financement de l’aide à domicile, ce n’est pas rien pourtant votre rapport le définit en 11 lignes seulement et dans un langage technocratique dont je serais curieux de savoir combien d’entre nous, en toute franchise, pourrait en donner la signification claire et limpide. Alors, sommes-nous prêts à voter un rapport aussi important sans être bien sûrs toutes et tous d’en avoir bien compris tous les tenants et aboutissants ?

Continuer la lecture

Archives
Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!